On a tous vécu ce moment : premier démarrage du Mac, recherche frénétique d’un petit logiciel de dessin basique pour annoter une capture ou gribouiller un schéma rapide. Sur Windows, on ouvrait Paint sans réfléchir. Sur macOS, ce réflexe tombe dans le vide. Le programme n’existe tout simplement pas. La bonne nouvelle, c’est que plusieurs alternatives récentes reproduisent exactement cette expérience minimaliste, et que macOS intègre déjà des outils d’annotation plus puissants qu’on ne le croit.
Aperçu sur Mac : le paint macintosh caché que personne n’utilise vraiment
Avant d’installer quoi que ce soit, on a déjà un outil sous la main. L’application Aperçu, livrée avec chaque Mac, embarque une barre d’outils d’annotation complète. Pour y accéder, il suffit d’ouvrir n’importe quelle image, puis de cliquer sur l’icône en forme de crayon (ou d’utiliser le raccourci Maj+Cmd+A).
On retrouve alors des fonctions proches de Paint : dessin libre, formes géométriques, texte et recadrage. La palette de couleurs est là, le remplissage aussi. Pour une annotation rapide ou un détourage grossier, Aperçu fait le travail sans installer de logiciel tiers.
Là où ça coince, c’est sur les habitudes de travail. Aperçu ne propose pas de zone de dessin vierge au lancement. On ne peut pas créer un fichier blanc de zéro comme on le faisait avec Paint. Il faut ouvrir une image existante ou passer par un détour (créer un presse-papier vide depuis Capture d’écran). Ce n’est pas bloquant, mais c’est le genre de friction qui agace quand on vient de Windows.

Trois applications paint macintosh qui reproduisent le réflexe Windows
Depuis peu, plusieurs développeurs ont compris que le manque d’un Paint natif sur Mac était un vrai irritant pour les utilisateurs migrants. Trois applications méritent qu’on s’y arrête, parce qu’elles ciblent exactement ce besoin.
It’sPaint : le clone assumé
Sortie en 2026, It’sPaint reprend volontairement le concept de Microsoft Paint. Une zone de dessin, quelques outils simples, un fonctionnement 100 % hors ligne. Pas de couche Electron, pas de compte à créer. L’application s’intègre nativement au système de fichiers macOS : on ouvre, on dessine, on enregistre. Le flux de travail est identique à celui de Paint sur Windows.
PaintFroth : le minimalisme poussé à l’extrême
Publiée à l’été 2026, PaintFroth se présente comme « OG Paint for your Mac ». Une seule zone de dessin, une poignée d’outils alignés à gauche, une palette de couleurs en bas. Rien de superflu. Pour quelqu’un qui utilisait Paint uniquement pour des retouches basiques ou des annotations, c’est le remplacement le plus direct.
MCPaint : disponible sur l’App Store
MCPaint (version 1.9.1 disponible sur l’App Store macOS) propose une expérience décrite comme « classique et intuitive ». L’avantage ici, c’est la distribution via l’App Store, ce qui simplifie l’installation et les mises à jour. Pour quelqu’un qui découvre macOS et ne veut pas chercher des fichiers .dmg sur des sites tiers, c’est un point pratique non négligeable.
- It’sPaint pour ceux qui veulent le clone le plus fidèle de Paint, avec une intégration native au Finder
- PaintFroth pour un usage ultra-minimaliste (annotations, schémas rapides, aucune fonction avancée)
- MCPaint pour une installation simplifiée via l’App Store et une interface familière
Raccourcis clavier Mac : les équivalences à mémoriser en priorité
Le plus gros choc en passant de Windows à Mac n’est pas l’absence de Paint, c’est la touche Cmd. Sur Windows, on utilise Ctrl pour tout. Sur Mac, la touche Cmd remplace Ctrl dans la quasi-totalité des raccourcis. Cmd+C pour copier, Cmd+V pour coller, Cmd+Z pour annuler. Une fois ce réflexe acquis, la majorité des raccourcis deviennent naturels.
Dans un logiciel de dessin sur Mac, on retrouve les mêmes bases :
- Cmd+Z : annuler la dernière action (identique à Ctrl+Z sur Windows)
- Cmd+Maj+Z : rétablir (au lieu de Ctrl+Y)
- Cmd+S : enregistrer le fichier en cours
- Cmd+Maj+3 ou Cmd+Maj+4 : capture d’écran complète ou partielle, directement exploitable dans Aperçu ou un paint macintosh tiers
La capture d’écran intégrée à macOS mérite qu’on s’y attarde. Cmd+Maj+5 ouvre un panneau de capture avec options d’enregistrement vidéo, de sélection de zone et d’annotation immédiate. Sur Windows, il fallait passer par l’Outil Capture puis coller dans Paint. Sur Mac, la capture et l’annotation se font dans le même flux.

Formats de fichiers et compatibilité avec Windows
Quand on travaille avec des collègues restés sur Windows, la question du format se pose vite. Aperçu enregistre par défaut en PNG ou JPEG, deux formats universels. Les applications comme It’sPaint et PaintFroth gèrent également le BMP, format historique de Paint sur Windows.
Un piège courant : le format HEIC. Depuis plusieurs versions, macOS utilise HEIC par défaut pour les photos prises avec un iPhone. Ce format n’est pas toujours lisible nativement sur Windows. Si on annote une photo HEIC dans Aperçu et qu’on l’envoie à un collègue sous Windows, il faut penser à exporter en JPEG ou PNG avant l’envoi. Dans Aperçu, un simple Fichier > Exporter permet de changer le format en deux clics.
Pour les fichiers .bmp que l’on recevrait d’un correspondant Windows, Aperçu les ouvre sans problème. Les applications tierces comme MCPaint aussi. Il n’y a pas de perte de données ni de conversion forcée à craindre sur ce type de fichiers.
Ce qui change vraiment au quotidien quand on passe à Mac
Au-delà du logiciel de dessin, quelques différences pratiques méritent d’être anticipées. Le Finder remplace l’Explorateur de fichiers, avec une logique de navigation légèrement différente (pas de « C:\ » mais des volumes nommés). Le clic droit existe, mais il faut l’activer ou utiliser Ctrl+clic par défaut sur certains trackpads.
La gestion des fenêtres surprend aussi. Fermer une fenêtre (le bouton rouge) ne quitte pas l’application sur Mac. Pour quitter réellement, c’est Cmd+Q. Ce détail agace pendant les premières semaines, puis on s’y habitue.
L’absence de Paint sur Mac semble anecdotique, mais elle cristallise un décalage plus large : macOS privilégie des outils intégrés et discrets plutôt qu’un programme dédié pour chaque tâche. Les outils d’annotation d’Aperçu, la capture d’écran native et les applications légères comme It’sPaint ou PaintFroth couvrent largement le terrain. Les retours varient sur le temps d’adaptation, mais la plupart des utilisateurs retrouvent leurs marques en quelques jours, pas en quelques semaines.


